Cette vidéo explique simplement le business des associations contre la radicalisation qui est en train de se développer en France depuis les premiers attentats de 2015.
C'est un bon exercice pour les étudiants de niveau intermédiaire. Je vous conseille donc de l'écouter et, au besoin, de faire appel à la transcription et au dictionnaire ci-dessous.
Déradicalisation : un business pas très sérieux
Depuis les attentats de janvier 2015,
des associations de lutte contre la radicalisation se multiplient et
chassent les subventions.
Côté pile, on présente ces
associations comme professionnelles et compétentes. Côté face, la
réalité est parfois différente.
"Quand je voyais certains articles
et que j'entendais certains médias parler de notre structure tout
simplement, je me demandais vraiment si c'était la structure dans
laquelle je travaillais. Il y avait moi qui n'avais aucune compétence
sur ce sujet-là, et puis une psychologue stagiaire qui effectuait
son stage de fin d'études."
Pour gagner un crédit, les
associations vont jusqu'à mettre en des partenariats qui n'existent
pas. C'est le cas d'unismed qui a récemment remporté un appel
d'offre national. Sur ces brochures, elle se targue d'avoir la
confiance de l'ONG France terre d'asile.
"Je découvre ceci et je vais
demander à Unismed de retirer les références que vous venez de
nous montrer."
Certaines associations prétendent
avoir sauvé de centaines de jeunes en les empêchant de joindre
Daesh, mais ces résultats sont difficilement vérifiables.
"C'est extrêmement grave parce
qu'il y a quand même des jeunes qui sont des bombes ambulantes dans
nos rues, donc il faut pouvoir évaluer la qualité des programmes et
l'impact qu'ils vont avoir sur ces jeunes, et ça c'est complètement
défaillant pour l'instant."
Le sénat tente en ce moment d'évaluer
la compétence de ces associations, et ce qui l'en ressort c'est
qu'il y a aujourd'hui beaucoup trop d'experts autoproclamés.
"C'est pas difficile. On donne
trois cours d'islam et on fait de la palabre, quoi, voilà. Les
médias leur tombent dessus, voilà, ce sont des vedettes, mais c'est
pas avec du vedettariat qu'on fera du travail. La déradicalisation
ce n'est pas du vedettariat."
Malgré ces écueils et ces mises en
garde, le gouvernement a décidé de débloquer des moyens très
importants pour lutter contre la radicalisation : 100 millions
d'euros sur 3 ans.
Petit dictionnaire (niveau intermédiaire) :
radicalisation : fait d'adopter une position ou une pensée extrême, radicale.
subvention : financement accordé à titre de secours.
côté pile, côté face : les deux côtés de la médaille, l'avantage et le désavantage, le bon et le mauvais d'une chose.
partenariat : association, accord avec d'autres, pour atteindre un but commun.
se targuer : se vanter.
défaillant : qui fait défaut, qui ne fonctionne pas comme il faudrait.
palabre : discussion longue et difficile pour enseigner ou transmettre quelque chose.
vedettariat : système qui promeut les vedettes.
écueil : obstacle.
débloquer : dégager, délivrer.
Voilà. Avez-vous tout compris ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Si vous avez des quéstions, n'hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous, et je répondrai tout de suite.
Continuez à étudier le français entre quat'z'yeux !
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